Squat de la place André Meunier
Squat de la place André Meunier
Alain Juppé ne souhaite pas l'expulsion du squat de la place André-Meunier.
Les associations Clé de départ, le Comité des sans logis et Un travail un toit ont investi il y a quelques semaines un immeuble de la place André-Meunier qui appartient à la CUB.
Ces associations ont transformé l'immeuble, pour lequel elles ont souscrit des assurances, en un lieu d'accueil, de conseils, d'orientation et de bagagerie pour les sans abri.
Comme elles l'ont expliqué à Véronique Fayet, adjoint au maire, et à Alexandra Siarri, conseillère municipale, les associations mettent en avant le fait qu'il ne s'agit pas d'une appropriation des lieux mais d'une occupation temporaire " pour répondre aux attentes des gens qui, comme nous l'avons nous aussi été, sont actuellement à la rue".
La CUB n'ayant dans l'immédiat aucun projet défini sur le site, Alain Juppé a écrit à Vincent Feltesse pour lui demander de surseoir à sa demande d'expulsion, un référé étant prévu le 15 mai à 9h. Le maire de Bordeaux soumet en même temps au président de la CUB, le projet d'une convention d'occupation temporaire avec la collaboration du CCAS de Bordeaux qui permettrait à Clé de départ, le Comité des sans logis et Un travail un toit de continuer pour un temps leur action en lien avec les nombreuses associations bordelaises que soutient la ville.
La mairie de Bordeaux précise que cette intervention relève du cas particulier compte tenu de l'engagement et du sens des responsabilités constatés des associations.
Par ailleurs, demeurent posés les problèmes de plusieurs squats de l'agglomération où sont en jeu, non seulement le respect de la propriété, mais de graves questions de salubrité et de sécurité. C’est le cas du squat Lucien Faure pour lequel le maire de Bordeaux demande instamment au président de la CUB une évacuation et, si nécessaire, la destruction du bâtiment.
Alain Juppé a également saisi, il y a plusieurs semaines, le Préfet afin de lancer une maîtrise d'œuvre urbaine et sociale pour laquelle le centre communal d'action sociale (CCAS) serait mobilisé.

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